Bagarre et règlement au hockey

Quelles sont les règles qui entourent les phases de combats au hockey sur glace ?

Le rôle de l'orbite dans les phases de bagarre au hockey

Les amateurs de hockey sur glace, et notamment de NHL, se régalent devant les combats entre joueurs. Pour ceux qui n’y sont pas habitués, c’est toujours une surprise que de voir des joueurs enlever leurs gants et se donner des bourre-pifs. Pour autant, ces batailles sont très réglementées et l’arbitre y a une large part à jouer.

Certains pestent contre ce côté violent du hockey, car, selon eux, cela en freine le développement. Mais les fans aiment ça. Les franchises, à l’instar du PSG, sont locataires des salles. Elles doivent donc maximiser leurs gains avec les ventes de billets. C’est ainsi que, tacitement, le pugilat s’est installé dans certaines ligues. Mais quelles en sont les règles ?

Le combat au hockey, légal ou illégal ?

Aussi étonnant que cela puisse paraître, la pratique du combat est illégale. En NHL et dans certaines ligues mineures américaines, les joueurs qui participent à un combat reçoivent une pénalité de 5 minutes. Dans les ligues universitaires, aux Jeux olympiques ou dans les ligues européennes, le joueur est exclu et rate le prochain match. Ces sanctions découragent donc les combattants. A noter que, étant donné sa vitesse, le hockey a mis en place l’arbitrage vidéo alors que dans le foot par exemple, on est encore en phase de test.

Comme on peut le voir, en NHL, les joueurs qui se battent ne sont pas exclus définitivement du terrain. C’est la raison pour laquelle elles y ont encore cours. Attention toutefois, il ne faut pas confondre le combat avec la « mise en échec », qui elle est autorisée. Cette dernière consiste à pousser un joueur contre les parois du terrain pour qu’il n’obtienne pas le palet.

Quelles sont les règles du combat ?

Quand deux joueurs ont décidé d’en venir aux mains, ils doivent absolument jeter leur crosse et leurs gants au sol. S’ils le font en même temps, les deux joueurs écoperont de la même pénalité. S’il y a un « instigateur », ce dernier aura deux minutes supplémentaires de pénalité.

Ils se battent donc à main nue. La crosse et les gants contiennent des parties en plastique et les risques de blessures mortelles sont alors très élevés. Les deux joueurs se battent jusqu’à ce que l’un d’entre eux ait un genou qui touche terre. À ce moment-là, les arbitres interviennent.

Le point complet sur les règles du combat au hockey sur glace

Le rôle des « policiers » dans les matchs de hockey

Chaque équipe peut avoir dans son effectif un « policier ». C’est un joueur qui compense son manque de technique par un formidable sens du combat. Ce dernier peut entrer en jeu à tout moment pour essayer de provoquer un combat. Deux cibles s’offrent à lui en fonction de la physionomie du match : le meilleur joueur ou le policier adverse.

Un combat bien mené peut retourner le court du match. En plus de créer un choc psychologique, si le meilleur joueur adverse est exclu, cela peut déstabiliser l’équipe et l’amener à encaisser des buts. Toutefois, à l’heure actuelle, les policiers ont tendance à disparaître. En raison du développement physique des joueurs, tous peuvent prétendre à ce rôle.

Quel est l’avenir des combats dans le hockey sur glace ?

Jusqu’en 2013-2014 en NHL, les joueurs étaient autorisés à enlever leur casque pour se battre. À présent, c’est interdit. La violence des combats a mis en lumière de nombreux cas de commotions cérébrales, mais aussi de mort prématurée. Pire, après la mort de Wade Belak en 2011, certaines études se sont penchées sur le lien entre suicide et combat au hockey.

Le nœud gordien des combats réside dans leur popularité. C’est pour cela, qu’à part une règlementation sévère, les ligues nord américaines ne le supprimeront pas. Des équipes qui seraient totalement anonymes accèdent à la lumière dans le monde entier par le biais de ces pugilats. Sans compter que, dans une arène qui hurle de joie, il est difficile de ne pas prendre des hockeyeurs qui se battent pour des gladiateurs des temps modernes. On vous laisse juger par vous-mêmes :

Julien Zerilli

Rédacteur sportif depuis 4 ans. J’aime raconter le football sous un angle épico-tactique. Chaque match est une bataille, chaque maillot est un étandard et chaque footballeur est un soldat. Vae Victis.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *